mardi 29 novembre 2011, par Hervé Paradis-Murat
C’est par cette invitation que nous sommes entrés dans le temps de l’Avent ; « veillez », c’était l’invitation que Jésus adressait à ses disciples dans l’évangile du premier dimanche de l’Avent, comme si ce mot devait tout entier exprimer ce temps qui s’ouvre. « Veillez », d’accord mais qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? On imagine toujours la veille comme une tension, qui nous raidirait pour ne pas succomber à l’endormissement, comme ce sursaut au moment où les paupières retombaient sur des yeux fatigués…. Et si la veille, c’était tout le contraire….. Comme le dit le moine et poète François CASSINGENA-TREVEDY « Veiller, c’est paradoxalement, demeurer à découvert et sans défense ; sans ces défenses épaisses et farouches par lesquelles nous nous empêchons de voir, d’entendre, de sentir la subtile affluence de ce perpétuel Nouveau-venu qu’est Dieu lui-même. »
Et si ce temps de l’Avent nous donnait de réentendre cette nouveauté d’un Dieu qui se fait tout proche, tellement proche qu’on ne le remarquait plus…. Si les propositions de ce temps de l’Avent à Sainte Marie - Eglise centre Ville pouvaient permettre à chacun d’entrapercevoir quelque chose de cette nouveauté, elles auraient rempli leur rôle. En butinant ici ou là dans ces propositions, sensible à une mélodie entendue à un des concerts, en ouvrant une fenêtre du calendrier œcuménique de l’Avent, en participant à la conférence d’Avent d’Enzo BIANCHI, en se joignant à une célébration eucharistique, en s’arrêtant simplement dans cette Eglise pour y goûter la paix et le silence, que chacun puisse s’éveiller à « cette subtile affluence de ce perpétuel Nouveau-venu qu’est Dieu lui-même ».
Bon temps de « veille » à chacune et chacun.
Hervé PARADIS-MURAT,
_ prêtre responsable de Sainte Marie - Eglise Centre Ville